Bienvenue visiteur
  sur De Droite A Gauche.
French
Accueil



Créer un compte

S'identifier


Vous êtes ici   »  Accueil  »  A propos 
ACTUALITES    des GAUCHERS
categorie_horizontale
  • Kit de tracage pour gaucher
  • Bien préparer la rentrée
  • Coffrets scolaires pour les élèves gauchers
  • Gaston est gaucher pour iPhone
  • Le sécateur FELCO pour gaucher
  • Lancement des Soldes aujourd?hui, foncez !
  • Un prototype de Macintosh Portable pour les gauchers
  • categorie_verticale
    Aide   Contactez-nous
    Paiement par CB et chèques
    A propos
    Les gauchers écrivent mal et à l'envers
    Cette capacité d'écrire en miroir est bien connue comme étant l'apanage de certains gauchers ou ambidextres.
    Serratrice et Habib, L'écriture et le cerveau

    On dit fréquemment que les gauchers écrivent à l'envers, ce qui veut dire plusieurs choses : soit qu'ils penchent leur écriture en sens inverse de la classique écriture penchée à droite du droitier, soit qu'ils tournent à l'envers les lettres dites rondes telles les 'o' ou les 'a', soit qu'ils écrivent en miroir.
    Or, le fait d'incliner son écriture relève en général d'un choix parfaitement conscient et il appartient à chacun d'aimer, ou pas, ' pencher ' ses lettres, la latéralité de la main n'intervenant aucunement dans cette pratique.
    Quant aux inversions du sens des lettres rondes, qui ne sont pas du tout une caractéristique des gauchers, elles renvoient bien davantage à la persistance, chez certains, de ces habitudes datant des tout débuts de l'écriture, à ces temps même d'avant l'écriture où les lettres sont encore dessinées, reproduites en petits fragments collés les uns aux autres et où le sens importe peu car la lettre n'a pas encore vraiment statut de lettre et peut se tracer par n'importe quel bout. Certaines formes résiduelles de ces premières lettres dessinées persistent ainsi parfois dans des écritures qui par ailleurs ont évolué sur les plans essentiels. Ces vestiges des temps antérieurs de l'évolution appartiennent autant aux droitiers qu'aux gauchers. Ne s'agirait-il pas là de la discrète révélation d'une volonté inconsciente de conserver, dans l'austère tracé de l'écriture, un brin d'enfance ? Mais sur ce plan-là, les gauchers ne sont pas du tout plus 'régressifs' que les droitiers.

    Quant à la qualité de l'écriture elle-même, il a été démontré, sur la base de très sérieuses études portant sur l'analyse précise des caractères définissant la qualité des écritures selon l'âge, qu'il n'existait aucune différence entre les écritures des gauchers et celles des droitiers. Les mêmes études ont également démontré que les gauchers ne sont pas plus lents que les droitiers pour écrire (M. Auzias, Enfants gauchers, enfants droitiers).

    Et l'écriture en miroir ? C'est une façon très particulière d'écrire, qui consiste à commencer à partir de la droite et à écrire en inversant le sens des lettres, au point que pour lire il est recommandé d'avoir recours à un miroir. Cette façon de faire, très déroutante, serait plutôt à considérer comme un stade par lequel passent certains enfants, qu'ils soient droitiers ou gauchers, et qui correspondrait à une certaine plasticité dans leur organisation de l'espace graphique. Elle ne présage en aucune manière à elle seule de difficultés à venir.
    Le plus souvent, lorsqu'un enfant se lance ainsi à rebours de la ligne, il suffit de lui indiquer le point de départ, à gauche de son cahier, et il rétablit de luimême, spontanément, le sens de l'écriture. En général, l'écriture en miroir disparaît avec l'entrée définitive dans l'apprentissage de l'écriture, c'est-à-dire vers 6 ans.
    En revanche, dans les chiffres, qui s'inscrivent isolément, des inversions peuvent persister plus longtemps chez certains enfants, leur lisibilité n'en étant pas vraiment altérée. Un 1 et un 3, tracés à l'envers, restent visibles et lisibles. C'est vers 8-9 ans que classiquement tout rentre dans l'ordre sur ce plan. Il est évidemment recommandé d'inciter l'enfant à tracer lettres et chiffres dans le ' bon ' sens le plus tôt possible.

    L'histoire ne nous dit pas qui avait appris à écrire au petit Léonard avant qu'il ne devienne le grand Vinci, à quel âge il avait commencé à écrire en miroir, de quelle main plus tard il s'y prenait préférentiellement pour agencer ses machines extraordinaires et quelle partie de son cerveau concevait ses inventions merveilleuses. Mais laissons Léonard, c'était un génie.

    On dit aussi que si un gaucher écrit mal, c'est dû à sa gaucherie, et qu'en conséquence on ne peut rien pour lui... Si l'on part du principe, en effet, qu'il est ' naturel ' qu'un gaucher écrive mal, il devient tout aussi naturel de l'abandonner à son triste sort. Il existerait donc une forme de discrimination sur le plan du soutien que l'on peut apporter à un enfant mal à l'aise avec son écriture. S'il est droitier, il est tout à fait légitime de l'aider. S'il est gaucher, on ne fait rien, il est de son destin de mal écrire. C'est ainsi que les cliniciens en pédo-psychologie sont amenés à recevoir des enfants gauchers souffrant depuis plusieurs années d'une écriture défectueuse et qui les gène, sans qu'ils se soient eux-mêmes autorisés à reconnaître leur souffrance, tant leur a été renvoyée l'image d'une fatalité à subir du fait de leur état de gaucher.

    Or, qu'en est-il des difficultés à écrire que présentent certains enfants, ces enfants qui 'écrivent mal', c'est-à-dire qui ont une écriture disharmonieuse, ou illisible, ou encore trop lente ?
    L'expérience, et de nombreuses années d'études (menées par une équipe de chercheurs, pédopsychiatres et psychologues, dans le cadre du Service de psychologie et psychiatrie de l'enfant et l'adolescent de l'Hôpital Sainte-Anne à Paris) ont permis d'arriver à définir plus précisément le trouble que présentent ces enfants. Il est maintenant admis qu'aucun trouble ' fonctionnel ' ne peut être directement allégué pour expliquer la difficulté à écrire : ces enfants qui ' écrivent mal ', qu'ils soient droitiers ou gauchers, ne sont pas particulièrement maladroits, ils ne présentent en général aucun trouble du langage, ils peuvent parfaitement orthographier, ils sont souvent intelligents, ouverts et cultivés, fins et sensibles. Dans ce contexte, la ' mauvaise écriture ' semble difficilement compréhensible. Le fait d'écrire de la main droite ou de la main gauche ne change rien à l'affaire. Le pourcentage d'enfants gauchers en délicatesse avec l'écriture rejoint à peu près le pourcentage d'enfants gauchers dans la population générale. Comment expliquer que ces enfants, sans difficultés particulières, semblent brouillés avec l'écriture alors que d'autres y accèdent sans mal, voire y prennent plaisir ?

    C'est du côté de l'écriture et de ce qu'elle représente pour un enfant qu'il nous faut rechercher la cause.
    L'écriture fait partie des apprentissages scolaires. L'enfant s'y confronte vers l'âge de 6 ans. C'est l'âge où il quitte la maternelle pour la grande école, où il fait ses premiers pas dans l'école des grands. Il peut en être fier mais aussi ressentir quelque appréhension.

    L'initiation aux différentes disciplines qui lui sont proposées s'oriente vers l'acquisition d'un savoir intellectuel. C'est le cas par exemple de la lecture ou du calcul. Le perfectionnement de ces acquisitions se décline ensuite sur le mode du plaisir que prend l'enfant dans son rapport à la connaissance : un peu, beaucoup, passionnément ... Pour l'écriture, il s'agit d'autre chose. écrire c'est inscrire, de sa propre main, une trace écrite qui reste sous le regard des autres. On s'implique totalement dans son écriture, corps et âme pourrait-on dire, car le corps, par la main, est engagé dans ce langage écrit. L'évolution de l'écriture en est, du reste, l'illustration. L'écriture grandit avec le sujet, évolue avec lui et se dégrade avec lui. L'écriture des personnes âgées est souvent tremblée. C'est l'écriture d'une main qui a un peu perdu de sa verdeur. Cette trace écrite, toujours révélatrice de celui qui en est l'auteur, revêt donc une valeur ' d'image de soi ' offerte au regard des autres, car c'est avec les yeux qu'on aborde l'écriture. On voit une écriture avant que de la lire. De plus, contrairement aux paroles qui, comme chacun sait, s'envolent, l'écrit reste. On peut ' retirer ' une parole, on ne peut retirer un écrit une fois qu'il est produit. L'écriture engage la parole en même temps que le sujet qui l'inscrit.

    Bien entendu, ces implications ne sont pas conscientes à l'enfant qui apprend, mais il sait toutefois que c'est sur ses écrits qu'il est jugé, et que le regard qui se porte sur ce qu'il dit par écrit passera d'abord par le filtre de la vue de son écriture. Si l'enfant n'est pas suffisamment en confiance avec luimême, s'il a le sentiment de ne pas être à la hauteur de ce qu'on attend de lui, s'il est un peu trop sensible et inquiet, sa main en écrivant peut de raidir, se crisper comme lorsqu'on se serre d'angoisse. Et c'est cette tension-là, pas toujours perceptible par l'enfant lui-même, pas toujours visible par son entourage, qui l'empêche de laisser aller suffisamment librement sa main dans l'écriture. Et plus il essaie de s'appliquer, plus il se crispe.

    Les exercices, les pages d'écriture qui ne font évidemment que perpétuer la difficulté, ne servent à rien. Là, une aide extérieure s'avère nécessaire. On comprend également qu'une rééducation motrice ou psychomotrice n'est pas appropriée et pas davantage une rééducation orthophonique, car ni la motricité, ni le langage de ces enfants ne sont en cause. Il existe maintenant un abord psychothérapeutique très spécifique, la graphothérapie, pratiquée par des cliniciens spécialisés. Et qui aide ces enfants, ou ces adolescents, voire ces adultes en difficulté avec l'écriture, au lieu même où se révèle leur souffrance, à savoir leur tension corporelle, mais en tenant compte des caractéristiques psychologiques qui leur sont particulières. Les graphothérapeutes-cliniciens appartiennent au Groupement Professionnel International des raphothérapeutes Cliniciens, le GPIGC, qui garantit leur formation de thérapeute, et dont le siège est à l'Hôpital Sainte-Anne à Paris.

    Le manque de confiance en soi n'est pas l'apanage des gauchers, même si la manière dont ils peuvent parfois être involontairement maltraités peut dans certains cas y contribuer. En vérité, sur ce plan-là, nous sommes tous à égalité quelle que soit notre latéralité, et les gauchers ont le droit d'être aidés au même titre que les droitiers et exactement de la même manière.
    Poser une question
    Frais de livraison
    Cadeaux - Bricolage - Bureautique - Ciseaux - Cuisine - Informatique - Librairie - Musique - Sport
    categorie_horizontale Conditions générales de vente
    Copyright © 2007 De Droite A Gauche  -  Powered by www.dedroiteagauche.com - Paiement sécurisé